6 février 2026 Par Administrateur Elles

Mutilations génitales féminines

Le corps des filles et des femmes n’est pas un espace de contrôle

A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines, ELLES CAMEROUN réaffirme son engagement en faveur de l’intégrité physique, de la dignité et du pouvoir d’agir des femmes et des filles.

Les mutilations génitales féminines constituent une atteinte à l’intégrité corporelle. Elles s’inscrivent souvent dans des systèmes de normes sociales qui cherchent à contrôler le corps, la sexualité et les comportements des filles et des femmes.

Quand le corps des filles devient un espace de contrôle !

Dans certains contextes, les filles peuvent subir des pressions familiales ou communautaires importantes autour de leur corps et de leur sexualité. Ces pressions peuvent être présentées comme nécessaires à leur acceptation sociale, à leur mariage ou à leur appartenance à une communauté.

Une approche féministe nous invite à interroger ces normes et surtout à replacer la personne concernée au centre de toute décision concernant son propre corps.

Grandir dans une communauté ne signifie pas renoncer à son intégrité physique.

L’intégrité corporelle est un droit !

Le corps d’une fille n’appartient ni à sa famille, ni à sa communauté, ni à une tradition.

Elle a le droit de grandir sans violence, de recevoir une information adaptée, d’accéder aux soins et de prendre, lorsqu’elle est en âge de le faire, des décisions libres et éclairées concernant son corps et sa santé.

La lutte contre les MGF ne doit cependant pas se limiter à condamner les pratiques. Elle doit également permettre de comprendre les mécanismes sociaux qui les entretiennent et de travailler avec les communautés afin de construire des alternatives respectueuses des droits humains.

Une approche féministe et intersectionnelle !

Toutes les filles et toutes les femmes ne vivent pas les mêmes réalités. Les facteurs économiques, sociaux, culturels, géographiques et familiaux peuvent influencer leur exposition aux violences et leur capacité à rechercher de l’aide.

C’est pourquoi ELLES CAMEROUN défend une approche qui associe prévention, éducation, écoute, accompagnement des survivantes, mobilisation communautaire et transformation des normes sociales.

Il est également essentiel que les survivantes puissent être accueillies sans jugement et accéder à des services adaptés à leurs besoins.

Changer les normes, protéger les filles !

Mettre fin aux mutilations génitales féminines est une responsabilité collective. Les familles, les communautés, les professionnel·les de santé, les éducateur·rices, les leaders communautaires, les institutions et les organisations de défense des droits humains ont tous un rôle à jouer.

Mais cette transformation ne peut se faire sans écouter les premières concernées.

Protéger une fille, ce n’est pas contrôler son corps. C’est lui permettre de grandir librement, en sécurité et dans la dignité !

ELLES CAMEROUN appelle à poursuivre les efforts de sensibilisation, de prévention et de protection afin que chaque fille puisse vivre avec un corps intact, respecté et libre de toute violence.

Notre engagement

Nous voulons un Cameroun où aucune fille n’est contrainte de subir une pratique nocive pour être acceptée, respectée ou considérée comme une femme. Mon corps. Mes droits. Ma dignité.