14 février 2026 Par Administrateur Elles

Saint Valentin: aimer sans posséder, désirer sans imposer !

Pour un réveil imminant!

Chaque année, la Saint-Valentin célèbre l’amour romantique. Mais derrière les fleurs, les cadeaux et les déclarations d’amour se cachent parfois des représentations qui peuvent banaliser la jalousie, la possession, le sacrifice et la domination.

Pour ELLES CAMEROUN, cette journée constitue une occasion de poser une question essentielle :

A quoi ressemble une relation lorsque l’amour est débarrassé des rapports de pouvoir et de domination ?

L’amour n’est pas la possession !

Dans de nombreuses sociétés, les femmes ont été socialisées à considérer le sacrifice comme une preuve d’amour. On leur apprend parfois qu’elles doivent supporter, pardonner, patienter ou préserver leur couple à n’importe quel prix.

Cette conception peut contribuer à normaliser certaines violences !

Aimer une personne ne signifie pas lui appartenir. Être en couple ne signifie pas perdre son autonomie. Être marié·e ne signifie pas abandonner son droit au consentement.

Une relation saine doit permettre à chaque personne de conserver sa dignité, ses relations sociales, ses aspirations, son autonomie économique et son droit de disposer de son propre corps.

Le consentement ne se présume jamais ; le consentement doit être libre, éclairé et réversible.

Il ne peut être obtenu par la peur, la pression, le chantage, la manipulation ou la violence.

Une personne peut dire oui aujourd’hui et non demain. Elle peut changer d’avis. Elle peut être en couple, mariée ou avoir déjà eu des relations sexuelles avec son/sa partenaire et continuer à avoir le droit de refuser.

Le consentement n’est jamais un contrat permanent !

Déconstruire les relations toxiques !

Certaines violences commencent par des comportements que l’entourage banalise : vérifier constamment le téléphone de son/sa partenaire, imposer ses fréquentations, surveiller ses déplacements, contrôler son argent, l’isoler de sa famille ou de ses ami·es.

Ces comportements peuvent progressivement créer un environnement de contrôle et de peur.

La violence peut être physique, sexuelle, psychologique, économique ou numérique. Elle peut également se manifester par des menaces, du chantage, l’humiliation ou la surveillance.

Une lecture intersectionnelle des relations !

Toutes les personnes ne disposent pas des mêmes possibilités pour quitter une relation violente.

Une femme économiquement dépendante, une femme LBQ exposée au rejet familial, une personne Trans confrontée à la discrimination, une femme vivant avec un handicap ou une personne sans réseau de soutien peuvent rencontrer des obstacles particuliers.

C’est pourquoi lutter contre les violences dans les relations nécessite également de travailler sur l’autonomie économique, l’accès à la justice, la santé, le soutien psychosocial, la sécurité et les réseaux de solidarité.

Pour une autre définition de l’amour !

Nous voulons construire une culture relationnelle dans laquelle :

L’amour n’est pas la domination ;
La jalousie n’est pas une preuve d’amour ;
Le sacrifice n’est pas une obligation ;
Le contrôle n’est pas de la protection ;
Le sexe n’est jamais un devoir conjugal ;
Et la violence n’est jamais une preuve de passion.

Nous voulons des relations où chacun·e peut dire oui, non, pas maintenant, j’ai changé d’avis, sans craindre d’être puni·e, humilié·e ou violenté·e.

Aimer, ce n’est pas posséder une personne.
Aimer, c’est reconnaître son humanité, sa liberté et sa capacité à choisir.

💜 Cette Saint-Valentin, choisissons un amour qui ne fait pas peur.

ELLES CAMEROUN ; Pour des relations fondées sur l’égalité, le consentement, la liberté et la dignité.